Artemis II décolle vers la Lune

La fusée SLS (Space Launch System) a décollé depuis le sol américain vers la Lune ce mercredi 1er avril, une première historique depuis 1972. Dans le cadre du programme Artemis II, quatre astronautes, américains et canadiens, ont été envoyés en orbite lunaire afin de tester le matériel, rapporter des observations de la face cachée de la Lune et donner le coup d’envoi du programme Artemis II. Ce dernier a pour objectif de renvoyer des Hommes sur la Lune d’ici 2028 et d’y construire une base durable. Le lanceur venant de décoller du Kennedy Space Center en Floride pèse 2 600 tonnes, possède 4 moteurs et contient la capsule Orion, capsule qui s’est détachée de la fusée en orbite basse afin de suivre sa trajectoire vers la Lune pour une mission de neuf jours. Le décollage initialement prévu au début de l’année 2026 a été retardé à deux reprises en raison de problèmes techniques : une fuite d’hydrogène et une fuite d’hélium. Des problèmes qui semblent récurrents sur ce lanceur qui en est seulement à son deuxième lancement depuis son inauguration en 2022.

Les accords Artemis ont été signés par 61 États, dont la France. Il s’agit d’un programme de coopération essentiel afin de maintenir des relations diplomatiques dans le secteur spatial. Le programme est également important pour l’Europe car il lui permet de maintenir sa place sur la scène internationale spatiale et des compétences ainsi que des technologies de rupture sur son territoire. En effet, beaucoup d’entreprises de la BITD participent à la production des systèmes et des équipements du programme. Par exemple, Airbus est chargé de la production de l’ESM (Module de Service Européen), tandis que Thales Alenia Space a produit certains éléments pour la capsule Orion.

Les accords Artémis ont été signés en 2017 sous l’impulsion des États-Unis, moteur sur les questions d’exploration lunaire. L’objectif affiché est de poursuivre l’exploration spatiale en se rendant sur la Lune, afin de pouvoir se projeter plus loin dans le système solaire, notamment pour l’exploration de Mars, et utiliser les ressources disponibles sur la Lune.

Cette mission Artémis II est le premier pas vers une exploration lunaire plus poussée et l’installation d’une base durable sur la Lune. Des êtres humains devraient marcher sur la Lune d’ici 2028, et l’installation de la base devrait se faire entre 2029 et 2035. Ce programme est essentiel pour la poursuite de l’exploration spatiale ainsi que la coopération internationale, puisqu’à ce jour un programme de cette ampleur ne peut se faire de manière unilatérale. Cependant, les besoins en ressources et en technologies sont énormes et l’échéance à 2028 semble être ambitieuse.