Traité de non-prolifération des armes nucléaires : réunions à l'ONU des pays signataires

Du 27 avril au 22 mai 2026, les pays signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) se réunissent à New York dans le cadre de l'Organisation des Nations unies (ONU). Le TNP vise à prévenir la prolifération des armes nucléaires et à promouvoir la coopération pour une utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), ouvert à la signature en 1968 et entré en vigueur le 5 mars 1970, a été prorogé indéfiniment le 11 mai 1995.

Les 191 États parties se sont engagés :

Pour ceux non dotés d'armes nucléaires, à ne pas fabriquer et à ne pas acquérir des armes nucléaires.

Pour ceux dotés d'armes nucléaires, à ne pas aider, encourager ou amener, en aucune manière, un État partie non doté d'armes nucléaires à en fabriquer ou à en acquérir.

L'Inde, Israël, le Pakistan et le Soudan du Sud n'ont pas signé ce traité. Quant à la Corée du Nord, elle s'est retirée du TNP en 2003.

L'article VIII du traité prévoit un examen de son fonctionnement tous les cinq ans. Du fait du retard pris par le cycle d'examen en raison de la pandémie de Covid-19, la conférence d'examen de 2022 a abrégé le cycle suivant. La onzième conférence des parties chargée d'examiner le TNP se tient à New York du 27 avril au 22 mai 2026.

Un multilatéralisme toujours en action ?

Lors du début de la conférence d'examen 2026 du TNP, António Guterres, le secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), a exhorté les parties à sauver le TNP, entré en vigueur il y a 56 ans et devenu depuis le "symbole du multilatéralisme en action".

Lors de la séance d'ouverture, les parties ont rappelé le rôle de "rempart unique" du TNP et appelé à le renforcer afin d'éloigner de nouveau "le risque d'une catastrophe totale".

Pour la première fois depuis des décennies, le nombre de têtes nucléaires est en hausse et les essais nucléaires sont de nouveau d'actualité.

Dans un communiqué, le secrétaire général a demandé aux États parties de concentrer leurs travaux sur deux points :

Renouveler leur engagement en faveur du désarmement et de la non-prolifération.

Adapter le TNP aux nouveaux dangers qui aggravent la menace nucléaire, l'intelligence artificielle (IA) et l'informatique quantique.

.Quelle est la position de la France ?

La France, premier des États dotés à intervenir dans le cadre du débat général, a pris l'engagement, par la voix de son ministre des affaires étrangères lors d'une déclaration le 27 avril 2026, de ne pas laisser vaciller l'édifice du traité. Le ministre a aussi réaffirmé le soutien de la France à l'entrée en vigueur du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE).

Par ailleurs, dans une autre déclaration du 27 avril 2026, le ministre a renouvelé sa confiance vis-à-vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) notamment dans son mandat de vérification des obligations de non-prolifération. Enfin, la France a répété son objectif de privilégier une voie diplomatique afin que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire.