Veille mensuelle de l'actualité internationale du 01 juin au 30 juin 2026.

Cette veille mensuelle présente l'actualité internationale du 01 Juin au 30 juin 2026.

ONU : L’ONU renouvelle les membres non-permanents du Conseil de sécurité pour remplacer en 2027 le Danemark, la Grèce, le Pakistan, Panama et la Somalie. Ce renouvellement se fait par la voie de l’élection, et ont été élus l’Autriche, le Kirghizstan, le Portugal, Trinidad-et-Tobago et le Zimbabwe. L’Allemagne, elle, n’a pas recueilli suffisamment de suffrages : un revers diplomatique pour la première puissance économique de l’Union européenne et un important contributeur au budget de l’ONU.

GUERRE RUSSIE-UKRAINE : Relancée le 24 février 2022, la guerre Russie -Ukraine,  est dans sa cinquième année, les belligérants s’épuisent dans une guerre d’usure dont le front évolue peu depuis plusieurs mois. Ces dernières semaines, les Ukrainiens utilisent leur nouvel avantage en matière de drone en frappant les infrastructures sur le territoire russe (raffineries provoquant des problèmes d’approvisionnement en Russie) ainsi que sur la péninsule criméenne (illégalement annexée depuis 2014) pour l’isoler du territoire russe, posant des difficultés notables à son envahisseur. Le président russe a décrété l’état d’urgence en Crimée et envoie des missiles sur Kiev.

Afrique.

RDC : L’épidémie d’Ébola continue à progresser en Ituri, province orientale de la République démocratique du Congo (RDC). Deux cents décès sont enregistrés mais ils ne reflètent pas la réalité, car de nombreux décès « suspects » ne lui sont pas imputés. La RDC ne parvient pas à circonscrire cette épidémie, faute de moyens, de vaccins adaptés à cette variante – Bundibugyo - dont le taux de létalité est évalué à près de 25% par les autorités congolaises.

SOUDAN : L’ONG Plan international révèle, à l’occasion de la journée internationale des filles, l’ampleur de l’utilisation du viol comme arme de guerre. C’est le cas au Soudan déchiré par la guerre civile, où le viol des jeunes femmes est utilisé pour une « purification ethnique », mais encore en Éthiopie lors de la guerre du Tigré (2020-22) et les viols continuent... les exemples sont hélas très nombreux, la terrible occurrence des viols dans la partie septentrionale du Congo le prouve.

Moyen-Orient.

GUERRE IRAN-USA : Le président américain croit parvenir à un accord avec l’Iran dans le cadre du conflit du Golfe, accord qui doit amener à la réouverture du détroit Ormuz, grâce à un cessez-le-feu au Moyen-Orient et la fin du blocus naval des Etats-Unis. Il s’agit de mettre fin à la crise énergétique et de rétablir la circulation maritime. Pourtant, les objectifs définis par Washington ne sont pas atteints : dénucléarisation, la destruction du stock des missiles et la fin du soutien apporté par Téhéran à ses proxys (Hezbollah, Houthis...). La circulation maritime a partiellement repris dans le détroit d’Ormuz mais il n’est pas pour autant « débloqué » et la situation reste confuse car les frappes répondent aux frappes.

Asie.

CHINE : Xi Jinping s’est rendu en Corée du Nord, après avoir reçu à Pékin les présidents américain et russe en mai 2026 et le leader nord-coréen lors du défilé militaire du 3 septembre. Kim Jong-un apporte, jusqu’à aujourd’hui, une aide appuyée à Vladimir Poutine dans la guerre en Ukraine. Xi cherche à consolider ses liens avec ses voisins du Pakistan à la Corée, dans un contexte particulièrement crisogène pour l’Asie depuis le déclenchement du conflit dans le Golfe. La crise énergétique depuis mars 2026 est particulièrement dure pour les pays d’Asie qui dépendent beaucoup du détroit d’Ormuz pour leur approvisionnement, mais aussi de cette route maritime pour leurs exportations.

SINGAPOUR :  Le Singapour accueille le Shangri-La Dialogue, le principal forum de sécurité de l’Asie-Pacifique. Les Etats-Unis n’y sont plus considérés comme un allié fiable mais plutôt comme une puissance déstabilisante. De nombreux pays asiatiques craignent que les Etats-Unis, polarisés sur le Moyen-Orient, où disparait leur stock de missiles et leurs dollars, les laissent seuls face à la Chine.

BIRMANIE : L’ONG américaine Acled (Armed Conflict Location and Event Data) publie un rapport consternant sur la situation en Birmanie. La junte a repris le pouvoir à Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, mettant fin à une parenthèse démocratique déjà entachée du massacre des Rohingyas, minorité musulmane du pays. La junte militaire au pouvoir affronte par les armes les opposants politiques qui ont fui les villes et mènent une guérilla depuis les campagnes dès 2021. Au sein de cette guerre civile à bas bruit qui s’est diffusée à l’ensemble du territoire, Acled recense environ 1200 groupes armés, estimant qu’il s’agit du « conflit le plus fragmenté du monde » et quelques 100 000 victimes en plus des millions de personnes déplacées. Ce conflit sans nom est financé par la drogue.

Amérique Latine.

PEROU : Au Pérou, le deuxième tour des élections présidentielles oppose le candidat de gauche Roberto Sanchez à Keiko Fujimori. Finalement, les résultats sont proclamés trois semaines après le scrutin, Keiko Fujimori remporte 50,13% des suffrages (contre 49,86% à son adversaire) et devient la nouvelle présidente du Pérou, après que son père l’a été entre 1990 et 2000. Ces élections se sont déroulées dans un climat politique particulièrement tendu et polarisé

COLOMBIE : En Colombie, les élections présidentielles opposent Ivan Cepeda, candidat de gauche, dauphin du président sortant Gustavo Petro, à Abelardo de la Espriella, leader du parti Défense et Patrie. Ces élections mobilisent près des deux tiers du corps électoral, Ivan Cepeda remporte 48,7 % des suffrages contre 49,65% pour le candidat très à droite (les bulletins blancs sont comptabilisés). La campagne électorale s’est déroulée sous le signe d’une forte polarisation politique. Le nouveau président ne cache pas son admiration pour le président argentin Javier Milei.

VENEZUELA : Le Venezuela est frappé par de fortes secousses sismiques, deux tremblements de terre de magnitude supérieure à 7 et 600 répliques à environ 200 km à l’Ouest de la capitale Caracas, dans la région de La Guaira. Il s’agit d’un doublet sismique, là où la plaque caraïbe glisse le long de la plaque sud-américaine, les failles de Bocono. Le bilan humain est très lourd, près de 4000 morts et plusieurs dizaines de milliers de disparus. Une tragédie nationale. Le pays ne s’est pas doté d’un système d’alerte précoce, la corruption du régime chaviste explique en partie le sous-investissement dans les infrastructures qui font défaut aujourd’hui. Les Etats-Unis déploient des Marines suite au tremblement de terre,